Tambacounda: projet d’insertion et de réinsertion de 3’000 enfants hors l’école, les moniteurs déjà recrutés et en formation au CRFPE de Tambacounda et à l’IEF de Kédougou.





Dans le cadre du projet insertion et réinsertion des enfants hors l’école qui a ciblé les régions de Tambacounda et de Kédougou pour démarrer ses activités, trois mille enfants sont recensés et envoyés en formation. Ils seront encadrés par des moniteurs qui actuellement reçoivent une formation dans les centres régionaux de formation des personnels de l’éducation et dans les inspections de l’éducation et de la formation (Ief), pour mieux être en phase avec les programmes en vigueur. Ils sont 50 moniteurs pour chaque région pour accompagner les 3000 potaches.

 

Trois mille enfants qui ont raté leur scolarisation ou n’ayant pas été à l’école sont recensés dans les régions de Tamba et de Kédougou. Le travail est fait par l’Ong la Lumière. Il s’agit selon Sory Diallo, secrétaire exécutif de l’Ong la Lumière, de les accompagner et les aider à se faire former afin de pouvoir à l’issue, réintégrer le circuit normal de l’école. Les régions de tamba et de Kédougou sont réputées être des localités à fort taux d’abandon ou d’enfant non scolarisés. Dans chacune de ces deux régions, il y est recensé, 1.500 enfants qui n’ont pas été à l’école ou qui en un moment donné avaient abandonné les classes.


Dans le cadre du projet insertion et réinsertion des enfants hors l’école, le programme vise à aider ces enfants, les accompagner afin qu’à la fin du projet, ils puissent réintégrer le circuit normal. Ils seront encadrés par des moniteurs recrutés à cet effet avec un niveau appréciable car, tous ont au minimum le baccalauréat, se félicite le boss de l’Ong exécutrice. Actuellement, précise le secrétaire de l’Ong la Lumière chargée de mettre en œuvre le projet, les moniteurs de Tamba comme ceux de Kédougou subissent une formation dans les CRFPE ou dans les Ief. Ils y seront pour un premier temps, pendant dix jours pour une formation initiale avant de revenir pour deux autres formations complémentaires de 10 jours chacune.


Il s’agit de les initier aux méthodes d’enseignement mais aussi les familiariser avec les outils et programmes utilisés dans les écoles. Pour ce qui est des sites retenus, Sory Diallo informe que la plupart des classes passerelles (classes qui vont loger les enfants) sont logées dans les écoles, ce qui fait qu’au moment de leur réintégration dans le circuit normal, ils ne seront pas dépaysés. L’ensemble des sites sont recensés et réhabilités si le besoin s’est fait sentir. Conscient du retard déjà accusé, l’inspecteur El Hadji Omar Diop, membre de l’équipe technique nationale du projet soutient que le gap sera rattrapé car, informe-t-il, des enseignements seront dispensés les mercredis et lundis soir afin que le retard puise être rattrapé. Cela d’ailleurs permettra de capitaliser 924 heures qui restent largement suffisant.

Les cibles

Pour ce qui concerne les enfants à enrôler, l’inspecteur Diop précise qu’il s’agit de ceux-là qui n’ont jamais été à l’école et pour le deuxième cas, il s’agit des enfants déscolarisés. Il explique que ce sont les enfants qui ont été à l’école et qui n’avaient pas pu franchir le cap de la deuxième étape c’est-à-dire les classes de Ce1 et Ce2. Ces enfants, précise-t-il seront formés et à l’issue, versés dans le circuit normal des écoles. Il s’agit d’une formation accélérée qui va être livrée aux enfants pour une durée de 9 mois et après, les permettre de réintégrer le système normal. Les parents des élèves retenus sont sensibilisés et informés des bienfaits du projet ce qui a fait que les choses se sont passées comme sur des roulettes.

Sory diallo reviendra pour magnifier les bienfondés du projet quant on sait qu’il contribue grandement dans la lutte que son organisation méne sur le terrain dans le cadre de la lutte contre le travail des enfants surtout dans les sites d’orpaillage. « Auparavant, explique-t-il nous retirions les enfants dans les mines mais, nous avions des difficultés à les réintroduire dans le système. Aujourd’hui, c’est une grande occasion qui nous est offerte et qui permet de résoudre une grande question.

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